
LES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE
Ils diffèrent selon les situations :
Si l'enquête démontre qu'il y
a motif à plainte :
Les syndics saisissent le Comité de discipline de la plainte.
Le demandeur de l'enquête devient un témoin important,
mais c'est l'Ordre qui assure la poursuite et assume les frais
encourus. Le comité de discipline se prononce sur la
culpabilité et sur la sanction, s'il y a lieu.
Si l'enquête démontre qu'il
n'y a pas motif à plainte :
Les syndics avisent le demandeur de l'enquête qu'il n'y a pas
motif à plainte. Celui-ci peut alors en appeler de cette
décision, soit en s'adressant par écrit au comité de
révision dans les trente (30) jours suivant la décision
des syndics, soit en déposant une plainte au comité de
discipline. Dans ce cas, le demandeur doit assurer sa propre
représentation et peut être condamné aux frais si le
professionnel est déclaré non coupable sur l'ensemble des
faits reprochés.
Si l'enquête démontre que les
manquements ne justifient pas une plainte :
Les syndics peuvent :
-
adresser une mise en garde au
professionnel
-
proposer une conciliation entre les parties
(il est toujours possible de déposer une plainte devant le
comité de discipline si ce processus de conciliation
échoue).
Si l'enquête démontre que les
manquements relèvent de la compétence professionnelle
:
Les syndics peuvent référer le dossier au comité
d'inspection professionnelle qui, s'il le juge à propos, peut
investiguer la pratique du professionnel.
LES DÉLAIS :
Il n'y a pas de délai pour faire une
demande d'enquête, mais il arrive cependant que des
délais trop longs ne permettent pas l'accès à un
dossier (à cause des calendriers de destruction) ou que les
faits reprochés fassent alors strictement appel à la
mémoire, rendant les témoignages difficiles.
Il n'existe pas de limite de temps pour mener
l'enquête, en autant que les syndics puissent justifier les
délais encourus. De plus, ils doivent faire état de
l'avancement de l'enquête auprès du demandeur quatre
vingt dix (90) jours après la réception de la demande et,
par la suite, tous les soixante (60) jours.
LA CONFIDENTIALITÉ :
Les dossiers d'enquête sont strictement
confidentiels et nul ne peut y avoir accès, y compris la
personne ayant demandé l'enquête. Seule la décision
du comité de discipline est publique.
Les syndics ne sont pas tenus de
révéler l'identité du demandeur d'enquête au
professionnel mis en cause. Cependant, il peut arriver que cette
divulgation soit inévitable pendant le processus de
l'enquête ou lorsque le demandeur doit témoigner devant
le comité de discipline.
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